Wokisme

Le Wokisme est partout, surtout sur Netflix. Si vous ne connaissez pas ce mot, allez vous renseigner car vous êtes un woke. Et ce concept débarque en architecture, tout subtil qu’il est, pour tronçonner, découper et remplacer. Toujours avec sa posture victimaire mais agressive qui, au nom de pseudo-concepts d’égalité, de justice ou de défense des minorités, nous somme de revoir l’ensemble de l’acte de bâtir à la lumière de ses valeurs. Il arrive avec ces deux autres lieutenants, tout aussi hystériques, le LGBTisme et l'Écologisme. D’autres ismes, par-ci par-là, pourront compléter l’assaisonnement.

Le grande trouvaille du wokisme architectural c’est l’inclusivité. Qui peut trouver à y redire? D’ailleurs personne. Les normes d’accessibilité des Personnes à Mobilité Réduite semblaient jusqu’ici faire l’affaire, afin d’assurer que les bâtiments, permettent l’accès de tout le monde et à travers cela véhiculer des valeurs communes de respects des anciens, de solidarité envers les plus démunis et d’égalité face aux grands incidents de la vie (maladie, infirmité…). Que viennent faire les transgenres dans tout cela. Je comprends parfaitement qu’agrandir la largeur de passage permette à un fauteuil roulant de passer, qu’un marquage au sol prévienne les malvoyants des changements de niveaux ou qu’une main courante plus basse sécurise les déplacements des plus petits, mais en quoi une architecture peut-elle aider à l’intégration d’une personne LGBT ? Les toilettes non genrées ne sont pas, à mon avis, une bonne solution.

Seule compte une inclusivité sociale, même si je ne suis pas sûr que l’architecture y parvienne vraiment, elle peut tout au plus la suggérer. Mais ce qu’il y a derrière le concept d’inclusivité, de plus en plus présent dans les programmes fonctionnels et dans les énoncés des exercices universitaires, c’est la volonté de l’élargir à ce qu’on appelle les minorités sexuelles. Les minorités sexuelles ne sont pas une classe sociale ni un concept sérieux en politique (entendu dans le sens de gestion des communautés et de leur rapport). Mais il est omniprésent dans les médias occidentaux et petit à petit ses notions s’invitent dans nos sociétés. Mais vouloir associer les minorités sociales avec les exploités économiquement ne tient pas la route.